Comment faire sa propre pâte à bois ?

Quand on travaille le bois, il y a toujours quelques trous, fissures ou petits défauts à corriger. Acheter de la pâte à bois toute faite fonctionne, mais fabriquer la sienne a plusieurs avantages.

D’abord, on obtient exactement la bonne teinte, puisque la pâte est faite avec la poussière du bois utilisé. C’est souvent plus discret après finition.
Ensuite, cela revient beaucoup moins cher lorsqu’on en utilise beaucoup, par exemple pour rénover un parquet ancien ou reboucher une grande quantité de petits défauts.
Enfin, certaines pâtes maison prennent mieux les huiles, vernis ou cires que les produits industriels.

La méthode classique : sciure + colle blanche

C’est la méthode la plus connue. On mélange de la sciure fine avec de la colle blanche jusqu’à obtenir une pâte.

Le problème, c’est que la colle peut réagir différemment selon les essences de bois. Sur certains bois riches en tanins comme le châtaignier ou le chêne, la couleur peut foncer ou devenir grisâtre après finition.
La pâte peut aussi rester légèrement plastique et prendre moins bien les huiles.

La super glue + poussière de bois

Très utilisée pour les petites réparations précises.

On remplit le trou avec de la poussière de bois très fine puis on ajoute quelques gouttes de cyanoacrylate (super glue). Le résultat est solide et rapide à sécher.

Par contre, cela coûte vite cher si on doit reboucher de grandes surfaces.

Résine, vernis ou époxy

Certaines personnes utilisent un mélange avec résine, vernis ou époxy.

L’avantage est la solidité et la résistance dans le temps. C’est utile pour des fissures importantes ou des meubles très sollicités.
En revanche, le rendu est souvent plus visible et moins naturel qu’une pâte classique, surtout sur du bois clair ou brut.

La meilleure solution : le liant mastic

Pour beaucoup d’artisans, le meilleur compromis reste un liant spécial mastic à mélanger avec la poussière du bois. Les plus populaires sont Blanchon, Ideal, Owatrol. Comptez à peu près 25 euros pour un litre.

Le rendu est généralement plus naturel, la teinte reste proche du bois d’origine et les finitions accrochent mieux.
C’est aussi plus stable dans le temps qu’un simple mélange à la colle blanche.

Le plus important reste d’utiliser une poussière très fine, idéalement issue du ponçage final du bois concerné.

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